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Printemps 2017

Volume 25 no 1

Le magazine Aventure Chasse et Pêche est conçu
expressément pour et par des passionnés qui désirent en savoir plus.

Article gratuit en version intégrale – Chasse

  • Duchénier : une réserve à découvrir
    (Patrick Toulouse)

Article gratuit en version intégrale – Pêche

  • Pourvoirie Domaine Desmarais
    Du plaisir garanti pour toute la famille
    (Reynald Gilbert)

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Éditorial
Une porte ouverte sur la pêche qui doit encore s’agrandir

Par : André Veilleux

Je suis devenu un mordu de pêche dès l’âge de 6 ans. C’est avec une simple branche d’arbre en guise de canne et un ver de terre empalé sur un hameçon retenu par une ficelle que la piqûre de la pêche m’a été donnée. Il fallait d’ailleurs les cris répétés de ma mère pour m’arracher de mon étang de pêche malgré l’arrivée des orages ou de la noirceur. Cette étincelle est responsable des quelque 50 années d’aventures de pêche et de chasse qui ont suivi. Je me rappelle d’ailleurs que chaque meunier qui finissait dans mon pot de peinture rempli d’eau me procurerait autant sinon davantage de sensations que ce que je peux éprouver à présent avec tout mon équipement de pêche hi-tech.

J’ai toujours pensé que la pêche chez les jeunes, lorsque cette passion les frappe fort comme cela a été mon cas, devient une porte d’entrée sans limites au monde de la nature et du plein air. Et dans la continuité d’un contact aussi intime avec l’environnement, un pêcheur, qui n’est en réalité rien d’autre qu’un chasseur de poisson, a tôt ou tard de fortes chances de devenir également un chasseur invétéré de gibiers. Et quand l’on devient accroc de pêche ou de chasse ou des deux, c’est également l’économie québécoise qui en profite grâce aux sommes d’argent considérables qu’on est disposé à dépenser pour satisfaire ces passions tout au long de notre vie. Mais je le répète, tout commence par la pêche et c’est pourquoi l’accessibilité à cette porte d’entrée doit être favorisée le plus possible.

Sauvagine
La chasse à la tourterelle triste

Par : Sylvain Lessard

L’automne 2016 a vu apparaître dans le paysage de la chasse québécoise une nouvelle espèce à prélever, soit la tourterelle triste. Cet oiseau de taille moyenne est un peu plus petit que la corneille et cousin du pigeon ainsi que de la palombe européenne. Le Québec est la troisième province canadienne à adopter la chasse à la tourterelle après la Colombie-Britannique (1960) et l’Ontario (2013). Malgré certaines contestations de la part de quelques ornithologues, le gouvernement fédéral justifie sa décision d’ouvrir la chasse à la tourterelle en se basant sur l’abondance des oiseaux présents et sur l’augmentation de sa population.

Je comprends qu’une telle nouvelle puisse être considérée comme une victoire auprès de certains mouvements en faveur de la chasse, mais qu’en est-il vraiment de la perception d’un chasseur d’oiseaux d’expérience comme vous et moi?

QDMA Canada
Une nouvelle génération de chasseurs frappe à nos portes

Par : Luc Brodeur

Avant le milieu des années 70, les saisons de chasse étaient longues et on pouvait récolter tous les segments du cheptel, soit les mâles, les femelles et les veaux. Puis, cinq hivers très difficiles se sont succédé, ce qui a eu comme effet de réduire dramatiquement le cheptel. Depuis ce temps, on nous a enseigné à protéger les femelles dans l’objectif d’accroître le nombre de faons et, en contrepartie, à récolter les mâles. Les chasseurs ont appliqué ce nouveau mode de gestion pendant plus de 40 ans avec succès, du moins c’est ce que l’on croyait. Mais au début des années 2000, la population de chevreuils a explosé dans la portion sud du Québec, ce qui a apporté son lot de problèmes. De là est en train de naître la nouvelle génération de chasseurs. Des chasseurs qui récoltent en fonction de garder un équilibre entre le cheptel et son habitat. Une rencontre avec des jeunes de 12-13 ans m’a ébranlé et c’est ce que je veux partager avec vous dans cet article.

Trappage
Le marché international de la fourrure

Par : Serge Larivière

Quand on parle aux gens du piégeage, on réalise que cette activité est relativement méconnue. Il y a bien des perceptions erronées sur l’activité; certains sont surpris de savoir qu’on peut encore piéger, plusieurs adeptes de plein air ne connaissent pas certains de nos animaux à fourrure, comme le pékan par exemple, et la plupart vont rapidement mentionner Brigitte Bardot comme celle qui a tué cette industrie. Bien sûr, l’industrie de la fourrure ne fait pas les manchettes très souvent et comme on n’en entend jamais parler, on reste avec les seules connaissances qu’on a, même si celles-ci datent d’il y a près de 40 ans!

Historiquement, il était commun de voir de jolies dames vêtues de longs manteaux de fourrure dans des activités sociales, des réunions de famille et surtout à l’église le dimanche. Les mœurs des gens ont changé et l’industrie aussi. Curieusement, en 2013, le marché a connu un sommet historique avec des prix records! Mais à peine trois ans plus tard, nous vivons maintenant avec les prix les plus bas de notre histoire de trappeurs!

Gastronomie
Le gravelax : simplicité et finesse au menu

Par : Cynthia Roy

Vous êtes des pêcheurs d’expérience et la conservation de vos prises est donc probablement acquise depuis des lunes! Vous avez plus d’un tour dans votre sac, j’en suis sincèrement convaincue, mais permettez-moi tout de même d’ajouter à vos astuces le gravlax! Cette méthode scandinave permettant d’apprêter le poisson cru en le laissant macérer au frais dans un mélange de sel et de sucre vous ravira par sa simplicité et vous charmera par sa finesse. Si le poisson grillé, poché ou fumé n’a plus de secrets pour vous, vous êtes assurément mûrs pour une nouvelle technique!!!

Chers lecteurs, dans ce numéro-ci, je vous propose deux recettes de gravlax. Une façon un peu différente de cuisiner vos filets de poisson, je vous l’accorde, mais une technique que vous adopterez, j’en suis certaine!

Aventures des Territoires du Nord-Ouest
Un carcajou récolté au-delà de la limite des arbres

Par : Jocelyn Démétré

Le 16 janvier, je commençais une superbe expédition de trois jours de chasse aux caribous avec deux de mes collègues, Simon Rocheleau et Yannick Fergusson. Nous projetions de parcourir plus de 700 kilomètres en motoneige et de passer deux nuits au-delà de la ligne des arbres (là où il n’y a pas d’arbres en raison de la rigueur du climat). En somme, l’objectif était le troupeau Bervely situé aux alentours du lac Artillery. Plus spécifiquement, 100 kilomètres au nord-est de la petite communauté de Lutselk’e. Une fois dans la toundra, nous pourrions localiser plus facilement les troupeaux de caribous. La possibilité de prélever un loup ou un carcajou animait également nos conversations.

Circuit Pro 3D

Par : Daniel Goyettee

À mes débuts comme chasseur archer, le tir de chasse et en compétition animalière se faisait surtout « aux doigts » (sans déclencheur). Les archers plus âgés se souviendront que l’atteinte d’une précision et d’une régularité satisfaisante nécessitait beaucoup de pratique et que les résultats n’étaient pas toujours au rendez-vous. La popularité grandissante de la chasse à l’arc a entraîné son lot d’améliorations. Parmi celles-ci, l’utilisation du déclencheur est devenue un incontournable. À l’époque et encore aujourd’hui, le modèle de loin le plus utilisé pour la chasse est le déclencheur activé à l’index et retenu au poignet par un bracelet (photo 1). Le principe d’activation de ce type de déclencheur reproduit à peu près celui d’une gâchette d’arme à feu. Certaines particularités méritent toutefois d’être soulignées.

Chevreuil : 2 calls qui fonctionnenent

Par : Michel Therrien

Plusieurs chroniques ont été réalisées au sujet de l’appel de l’orignal, mais la chasse du chevreuil à l’appel demeure encore étonnamment méconnue et sous-utilisée.

Un cervidé moins muet qu’on le croit

Nous étions vers la mi-novembre et cette journée-là, j’accompagnais des étudiants dans le cadre d’une activité visant l’interprétation et l’observation des cervidés. Nous étions dans un grand parc animalier regroupant plusieurs espèces de cervidés, dont les bavards orignaux et wapitis. Dans une présentation détaillée des comportements de chacune des espèces, j’expliquais que les chevreuils étaient vocalement plus discrets que certains autres cervidés. Or cette journée-là, les chevreuils m’ont donné tort. Comme c’était le rut, il y avait des femelles qui bêlaient et à l’orée du bois, nous pouvions entendre des grunts caractéristiques de mâles. À un moment très précis, un mâle a débouché vers nous et nous avons été en mesure d’entendre une succession de courts grunts.

Les orignaux record d’ici

Par : Patrick Toulouse

L’expression Hall of fame, qui signifie « temple de la renommée », fait référence à l’endroit où tous les plus grands exploits sportifs sont recensés. Que ce soit au hockey ou au baseball pour ne nommer que ces sports, tous les grands sportifs qui ont marqué leur discipline voient leurs exploits homologués au temple de la renommée. Pour les chasseurs, il existe aussi un Hall of fame. Par contre, il ne s’agit pas d’un temple, mais plutôt de livres. En fait, les records des chasseurs ne sont pas répertoriés dans un seul et unique livre : le livre des records Boone & Crockett dresse la liste des records pour les armes à feu tandis que le Pope & Young le fait quant à lui pour les archers, et ce, tous les deux pour toutes les espèces de gros gibiers chassées en Amérique du Nord. Il y a également des livres de records pour chacune des provinces, à l’exception du Québec où les gibiers sont enregistrés sur le site Internet de Trophée Québec.

13 supports de tir testés à 500 verges

Par : Mario Fortier

Par cet article, je veux vous démontrer que malgré certaines ressemblances, les bâtons de tir et les supports utilisés pour accroître la stabilité lors de tirs en situation de chasse n’ont pas tous la même efficacité… Loin de là! Et comme il est plutôt difficile d’évaluer et de comparer l’efficacité de ces accessoires en magasin simplement à les examiner, j’ai procédé à de réels tests de tir avec 13 accessoires. Pour vous dire à quel point ces accessoires n’ont pas tous la même efficacité, mes groupements moyens ont varié de 5 15/16 pouces à 37 pouces, à la distance de tir de 500 verges. Voici donc mes réflexions, ma démarche ainsi que tous mes résultats. Au lieu d’engloutir de l’argent dans le premier modèle trouvé en magasin, vous aurez ainsi le loisir d’acheter un instrument qui convient à votre type de chasse et qui aura une réelle incidence sur la précision de vos tirs à longue distance.

120 jours pour devenir un véritable tropée

Par : Robert Goulet

Chaque année, le cerf de Virginie perd son panache au cours de l’hiver et il recommence à pousser au printemps suivant. À l’état sauvage, il est très rare de pouvoir suivre la croissance du panache de ce superbe animal. Au cours d’un été, je suis parvenu à le faire et même à immortaliser le tout en photos. À travers ces photos, il est aussi intéressant d’observer les changements physiques du chevreuil au cours de cette période.

C’est sur l’île d’Anticosti que j’ai pu côtoyer le chevreuil qui fait l’objet de cet article. Depuis quatre ans, ce mâle fait son apparition au printemps aux alentours de mon camp. Fait assez particulier, durant toute la période estivale et le début de l’automne, ce mâle côtoie sans aucune peur les humains séjournant à ce camp. Mais, bon an mal an, rendu vers le 15 octobre il disparaît de la circulation. Cette période coïncide avec le début de la chasse dans ce territoire de l’île d’Anticosti et bien entendu avec la période de prérut.

Armes à feu et équipements
Les fusils Akkar Churchill – Superposés de bon goût à petits prix

Par : Pierre Morin

Le marché des fusils à canons superposés n’est pas facile et c’est peut-être encore plus vrai chez nous au Québec. Certains facteurs peuvent expliquer le phénomène et l’un de ceux-ci tient à leur prix souvent trop onéreux pour l’acheteur moyen. Mais peu à peu, de nouveaux manufacturiers s’affichent sur le plan international en offrant leurs produits hors de leur continent. Leur présence de plus en plus marquée en Amérique du Nord laisse des traces bien visibles et c’est souvent le bas prix de ces armes qui attire l’attention. Bien que la qualité ait pu faire défaut au départ, ces accrocs à leur dossier font de plus en plus partie de l’histoire ancienne. J’ai eu la chance récemment d’être en contact avec deux impressionnants fusils fabriqués en Turquie par le manufacturier Akkar : le Churchill 206 Orcap en calibre 12 et le Churchill 820 Silver en calibre 20.

Évaluation arbalète
La X-Force Blade de Carbon Express

Par : Denis Lapointe

Si on vous proposait une arbalète au prix de 399 $, télescope inclus? Une arbalète d’une excellente précision qui groupe trois flèches dans 1 ⅛ pouce à 48 mètres… Vous penseriez peut-être que l’offre est trop belle pour être vraie, qu’il y a anguille sous roche. Ou vous vous demanderiez peut-être si c’est un poisson d’avril ou encore s’il s’agit de stock volé qu’on essaie de vous refiler! Je vous l’accorde, le « deal » semble trop beau pour être vrai… Mais confirmations faites, c’est bel et bien ce que Carbon Express nous propose avec son nouveau modèle X-Force Blade.

D’abord, un mot sur le prix. Depuis environ deux ans, la baisse de notre dollar canadien a entraîné une hausse des prix de la plupart des produits importés. Un article que vous avez payé 500 $ il y a cinq ans coûte probablement 650 $ ou même 700 $ aujourd’hui (en $ canadiens) en raison de la faiblesse de notre dollar. Tout ceci pour vous faire réaliser à quel point un ensemble-arbalète à 399 $ relève pratiquement du miracle, alors que notre dollar canadien vaut actuellement plus ou moins 0,75 $ américain!

Appelant de dindon : efficace ou nuisible?

Par : André Veilleux

L’utilisation d’appelants lors de la chasse au dindon sauvage est un sujet qui ne fait pas l’unanimité. Certains chasseurs, déboutés par quelques expériences décevantes, estiment que ces répliques effraient et alertent les véritables dindons et nuisent au succès de chasse. Et de l’autre côté, il y a des chasseurs qui, pour en avoir fait l’expérience, considèrent que ces accessoires attirent, provoquent et intriguent les dindons avec comme résultat de favoriser la récolte d’un spécimen. À la lumière de mon expérience, voici mon point de vue et mes réflexions à ce sujet…

Tant qu’à faire l’exercice de mettre sur papier mes réflexions à propos de l’utilisation d’appelants à la chasse au dindon, j’ai également fait la démarche d’interroger trois pros américains de chasse au dindon afin de leur soutirer leur vision de la chose et leurs conseils. De temps à autre, je vous ferai donc mention d’informations pertinentes qu’ils m’ont partagées, et ce, même si leur façon de faire ne va pas nécessairement dans le même sens que la mienne. Ces trois pros de la chasse au dindon sont Mike Capps (de Hunter Specialties), Matt Lindler (éditeur des magazines Turkey Country et Jakes Country de la National Wild Turkey Federation) et Paul Butski (de GSM Outdoors).

La chasse au loup – Une chasse de grands défis

Par : Pierre Morin

Chacun de nous a d’abord connu le loup dans les histoires, contes et légendes, alors que nous étions tout jeunes. Cet animal mythique a toujours frappé l’imaginaire de l’homme, ancien ou moderne, et sa réputation de carnassier sanguinaire l’a constamment suivi. Ses hurlements sont synonymes de grands effrois et peu de gens se sentiraient à l’aise de passer la nuit en sa compagnie. Mais bien entendu, cette perception biaisée que nous avons sur le loup a contribué à nous faire croire qu’il pouvait être pratiquement impossible de songer à le chasser de façon sportive. Trop fin, trop rusé, trop intelligent… qui oserait s’y mesurer? Eh bien croyez-moi, j’ai trouvé l’homme!!!

C’est lors d’une conversation avec mon ami Denis Lapointe du magazine Aventure Chasse et Pêche que ce dernier m’a offert d’aller passer quelques jours à la chasse au loup avec celui qui osait défier avec succès cet animal mythique depuis déjà plusieurs années. Nous étions déjà fin janvier 2016. J’ai donc contacté Martin Gingras de Coyote Xtreme, celui qui me permettrait de vivre l’expérience au mois de mars suivant. Dès les premières minutes de cette conversation, j’ai pu conclure que ce dernier était très sérieux dans ses démarches et que je n’avais pas affaire à un « Ti-Jo Connaissant ». Son expertise était évidente et il était clair que mes connaissances sur le loup et sa chasse seraient décuplées une fois que j’aurais passé quelques jours en sa compagnie, récolte ou pas.

Pêche à la mouche
L’éphémère : la pierre angulaire du pêcheur à la mouche sèche

Par : Karl Béliveau

La saison arrive d’ici quelques mois et les moucheurs passionnés trépignent d’impatience à l’idée de taquiner leur espèce de poisson favorite. Pour plusieurs, la truite sera l’espèce visée. Quoi de mieux que de la surprendre avec une imitation d’éphémère! En plus d’être productive, cette mouche sèche procure aux pêcheurs une dose d’adrénaline non négligeable lorsqu’ils voient la truite fendre l’eau et sauter sur l’offrande. Dans cette chronique, je vais vous orienter vers une sélection adéquate de mouches selon le moment de l’année.

Bien sûr, il est difficile d’être précis sur la date d’éclosion des différents éphémères. Le Québec est vaste et le climat n’est pas le même partout. Prenez donc en considération que les dates évoquées dans cet article concernent le sud du Québec, plus précisément au sud du lac Saint-Jean. Rappelez-vous que rien ne vaut une analyse attentive du cours d’eau avant de pêcher afin de déterminer les mouches du moment en dérive. Les quelques observations notées seront grandement utiles afin de vous faire un registre précis. Au fil des années, vous serez un pêcheur plus connaisseur qui aura de meilleurs résultats. Faut-il le rappeler, plus la mouche artificielle ressemblera à l’éclosion du moment, plus le pêcheur aura de chances de prendre du poisson.

Une planche à fileter légère et portable

Par : Jean-Pierre Ouellet

Dépourvu de commodités, j’ai dû souvent dépecer mes poissons sur la glacière. Inutile de vous dire qu’elle a senti bizarre le restant de l’été! Pire encore, c’est une vulgaire roche plate qui m’a d’autres fois dépanné (lorsque j’en trouvais une!). Mais cette dernière solution n’était guère meilleure puisque, m’ayant glissé des mains, mes filets se sont retrouvés de temps à autre sur le sol. Voici ce que j’ai trouvé de beaucoup mieux…

« Mangez du poisson », il disait, « c’est bon pour la santé ». Oui, sans doute, mais il fut un temps où découper du poisson en pleine nature pouvait me faire monter la pression sanguine ou me donner des courbatures. Je ne suis pas convaincu que dans ces conditions difficiles, manger du poisson était bon pour moi. Alors, suite à ces nombreuses déceptions durant la découpe de mes prises, j’ai fait comme plusieurs d’entre nous. Lors de mes excursions de pêche, je me suis mis à transporter un restant de contreplaqué (Veneer) pour arranger mes poissons. Avec cette surface plane en bois, je me fabriquais une table à poisson entre deux arbres. Par contre, cette conception me demandait beaucoup de temps. Par surcroît, elle m’obligeait à rester au même endroit, éviscération après éviscération. Je devais donc toujours apporter mes poissons à un endroit précis pour les arranger.

Doré : entrevue avec un obsédé compulsif

Par : Pascal Blais

Patrice Bédard est un pêcheur de doré bien spécial. Il carbure aux tournois de pêche. En effet, il effectue entre cinq et sept compétitions par année. Et ce qui est d’autant plus intéressant, c’est que ce pêcheur termine régulièrement dans le haut du classement. Qu’est-ce qu’il fait pour obtenir autant de succès? Aventure Chasse & Pêche l’a interrogé pour connaître tous ses secrets! Décidément, sa vaste expérience vous permettra d’en apprendre davantage sur le doré.

C’est à la suite de ses performances reluisantes et répétées que le pêcheur Patrice Bédard a retenu l’attention du magazine. Il faut dire que cet homme est un véritable passionné de tournois de pêche au doré. « Pas de truite, mais bien de doré », comme il me le disait. Il suffit d’engager une conversation sur son dada préféré pour se rendre compte qu’il est dans une classe à part. « En tournoi, je n’ai pas le choix de m’améliorer constamment sinon les autres compétiteurs vont me rattraper. Ça me pousse à me dépasser et c’est vraiment plaisant! » Quand il est question de pêche au doré, ses yeux deviennent plus clairs et ses propos sont tellement intéressants et pertinents que même une harde de pêcheurs habituellement bavarde ne peut faire autrement que l’écouter. « Un gros doré, c’est comme un gros buck orignal.

Mouchetée : 4 couleurs de cuillères (646 heures de tests)

Par : Pascal Blais

Le pêcheur soucieux de s’améliorer est toujours en questionnement. Il veut connaître tous les petits détails qui lui feront prendre plus de mouchetées. Faites-vous partie de cette catégorie de pêcheurs? Si c’est le cas, le prochain article vous intéressera au plus haut point. Vous allez enfin connaître la couleur de cuillère à choisir selon les conditions climatiques.

Des cuillères, il en existe de toutes les formes, de toutes les couleurs et maintenant de plusieurs épaisseurs afin de rejoindre la mouchetée à la profondeur où elle se situe. Il devient donc extrêmement difficile pour le pêcheur de choisir la cuillère qui sera la plus productive une fois sur l’eau. Souvent, le pêcheur fera de son mieux en sélectionnant ses cuillères selon ses expériences antérieures ou sur les recommandations d’une tierce personne ou encore il les choisira un peu à tâtons. Dans le but d’éclairer le plus possible les pêcheurs sur le choix de cuillère, le magazine Aventure Chasse & Pêche répète pour la dixième année consécutive des tests sur l’eau. Cette année, ce sera la couleur de finition des cuillères qui sera examinée. Pourquoi effectuer des tests? Parce que nous croyons que rien n’égale les résultats obtenus sur l’eau par plusieurs dizaines de pêcheurs répartis à la grandeur du Québec pour livrer un constat fiable et crédible. Plus il y a de pêcheurs, plus il y a de plans d’eau exploités, plus il y a d’heures de tests dans l’expérimentation et plus les résultats deviennent précis et représentatifs de la réalité.

Pêche blanche : des porte-cannes autoferrants testés!

Par : Félix Goulet

Je suis parfois impressionné par l’ingéniosité de certains pêcheurs! Les inventions créées par ces passionnés sont souvent d’une grande aide pour toute la communauté des pêcheurs. Les prochains porte-cannes en sont un bel exemple. Ils nous permettent de devenir plus efficaces dans la pratique de la pêche blanche. Mais lesquels sont les plus avantageux pour nos dollars chèrement gagnés?

Depuis de nombreuses années, je vous incite à pêcher sur la glace avec des petites cannes à dandiner. En plus d’être super efficaces, ces outils apportent de belles sensations lors d’un combat avec un spécimen de belle taille. Comme les avantages sont nombreux, la popularité de ces engins a pris un envol fulgurant. Certains préfèrent d’ailleurs s’équiper uniquement de ces cannes miniatures, délaissant la traditionnelle brimbale. Mais comme la réglementation permet d’utiliser à la fois plusieurs lignes sur la glace, comment le pêcheur peut-il les disposer afin d’obtenir un rendement optimal? C’est à ce moment qu’entrent en jeu les porte-cannes spécialement conçus pour la pêche blanche. L’hiver dernier, j’ai eu la chance de tester six modèles de ces fameux porte-cannes. Évidemment, je vous livre dans les prochaines lignes leurs avantages et leurs inconvénients, tout cela dans le but de vous guider vers le modèle répondant le mieux à vos besoins.

9 gants de pêche : tous pareils?
Oh que non!

Par : Pascal Blais

Lorsqu’il faut manipuler et décrocher à répétition des poissons, nos mains sont mises à rude épreuve. Les dents ou encore les épines pointues de certaines espèces peuvent causer des lacérations et même des infections au pêcheur le plus prudent. Il n’existe pas vingt manières de se protéger les mains : enfiler des gants de pêche. Mais savez-vous lesquels sont les mieux adaptés pour votre activité favorite?

Il y a plusieurs années, j’avais une perception un peu douteuse des pêcheurs qui portaient des gants de pêche. Je croyais que ces pêcheurs étaient plus sensibles, pour ne pas dire plus douillets, que les autres pêcheurs à mains nues. Avec le temps, j’ai compris que peu importe l’épaisseur de la peau qui recouvre les mains ou le niveau de tolérance à la douleur, les blessures engendrées par un poisson peuvent rendre les heures de pêche suivantes très désagréables. Et j’écris ces mots en toute connaissance de cause. Je me souviens en particulier d’un brochet qui m’a ouvert un index en tentant de glisser ma main dans son opercule, tout ça dans le but de prendre une photo. À cela s’ajoutent les nombreux dorés qui, avec leurs opercules si coupants, m’ont perforé la peau des mains quand je tentais de décrocher le leurre piqué dans leur gueule. Une chose est sûre, si j’avais pu reculer dans le temps, j’aurais certainement enfilé des gants pour m’éviter ces écorchures si douloureuses.

Mouchetée : 2 techniques performantes

Par : Gabriel Allard et François Arseneau

Quand la pêche est difficile et que les mouchetées ne veulent pas coopérer, les pêcheurs ont tendance à essayer diverses approches afin de renverser la vapeur. Nous préconisons également cette philosophie. Après avoir pêché pendant plusieurs heures, nous vous dévoilons dans cet article deux techniques qui ont fonctionné plus que les autres lors de ces journées difficiles.

Avez-vous déjà entendu des pêcheurs dire qu’ils ont passé à travers l’ensemble de leur coffre à cuillères, mais que les poissons ne voulaient pas coopérer? Bien sûr, ces pêcheurs voulaient insinuer que même en changeant très souvent de cuillère pour trouver la bonne, les mouchetées ne voulaient vraiment pas ouvrir leur gueule. Des journées difficiles, tous les pêcheurs en connaissent. Mais quel pourcentage d’entre eux réussit vraiment à se sortir d’un passage à vide grâce à des approches improvisées? Quand la pêche est difficile, on dirait que tous les chemins menant vers le succès se rétrécissent. La truite qui est soudainement plus capricieuse lève le nez sur la majorité des approches « sauve-bredouille » que les pêcheurs ont inventées alors qu’en conditions plus « normales », ces mêmes poissons auraient sans doute passé à l’attaque devant quelques-unes de ces nouvelles manières de pêcher. Vous comprenez notre raisonnement?

Réserve Ashuapmushuan
Doré : êtes-vous dans le secret des dieux?

Par : Caroline Bolduc

Les destinations de pêche au doré où l’on peut réaliser de vraies belles pêches ont généralement un point en commun. Vous devinez lequel? Ces destinations impliquent, pour la plupart d’entre nous, de faire 5, 8 ou parfois même 10 heures de route! Au cas où vous ne seriez pas dans le secret des dieux, la réserve faunique Ashuapmushuan est une destination par excellence pour la pêche au doré et elle est située à seulement 318 km de la ville de Québec! En prime, on y retrouve également de la truite mouchetée, du brochet et du touladi.

Tous ceux qui sont dans le secret des dieux savent également qu’à la réserve faunique Ashuapmushuan, il n’y a pas de restriction quant à la taille des dorés qu’on peut conserver. La limite y est de six dorés, sans égard à leur grosseur! Même si l’on reconnaît que les limites de taille imposées par le Ministère il y a de cela quelques années sont justifiées et contribuent à préserver et même à rehausser nos populations de dorés, on éprouve, pour la plupart d’entre nous, un pincement au cœur à l’idée de remettre à l’eau un doré trophée dont la grosseur nous gonfle d’orgueil et de plaisir! Eh bien, à la réserve Ashuapmushuan, à bas les règles et les sacrifices, du moins, en ce qui concerne la taille des dorés! On laisse les rubans à mesurer rangés au fond du coffre, puisqu’on peut conserver les gros aussi bien que les petits! Il est à noter que la réserve recommande toute de même à sa clientèle la remise à l’eau des gros géniteurs.

Nouvelle tendance : grise au jig

Par : Hugues Sébire

Ça vous dirait de voir les poissons sur l’écran du sonar venir attaquer votre leurre? Dans cet article, je vous livre tout le nécessaire pour berner les truites grises à l’aide d’un jig. Nous verrons en détail les ajustements du sonar, les leurres à employer ainsi que les différentes manières de faire bouger le leurre afin de berner le plus de truites grises possible.

La pêche à la truite grise est de plus en plus populaire. Cet engouement s’explique par la taille importante que peut atteindre cette espèce. La quête d’un poisson trophée constitue la motivation première des pêcheurs qui souhaitent défier ce poisson. Les techniques qui permettent sa capture ont grandement évolué. Celles plus traditionnelles, telles que la ligne plombée, la monel et la ligne morte, demeurent efficaces, mais elles sont peu à peu remplacées par des techniques permettant d’obtenir davantage de sensations lors du combat. L’apparition des downriggers a permis d’utiliser des lancers légers pour pêcher en eau profonde, mais ce genre de traîne passive sans tenir la canne dans les mains ne semble pas faire le bonheur de tous les pêcheurs. En revanche, les pêcheurs qui aiment tenir leur canne en main, pêcher activement et profiter de combats impressionnants avec un lancer léger deviennent rapidement maniaques de la pêche à la dandinette.

Concours La Grande virée pourvoiries (FPQ)

Par : Nicolas Hétu

Chaque passionné de chasse et de pêche sait reconnaître cette exaltation frénétique et contagieuse qui s’empare de lui au moment où il s’apprête à quitter son chez-soi pour partir à la découverte du monde sauvage qui l’entoure. Eh bien, au mois de juin dernier, grâce au concours La Grande Virée Pourvoiries, nous avons eu la chance de vivre ces émotions à trois reprises dans la même semaine!

Nous nous sommes inscrits au concours La Grande Virée Pourvoiries seulement une semaine avant la date limite, après avoir produit une courte vidéo lors d’un week-end dans la région de Charlevoix. Durant cette courte période, il a fallu cumuler le maximum de votes du public en très peu de temps pour ensuite passer à travers le processus de sélection des juges. Ainsi, à notre plus grande surprise, nous étions couronnés au mois d’avril dernier les grands gagnants d’un voyage de pêche de 10 jours pour quatre personnes. Cette aventure, que l’on devait documenter et filmer d’un bout à l’autre, allait nous faire visiter trois pourvoiries, et ce, dans trois régions différentes du Québec.